dimanche 23 décembre 2007

Pour une wikipédia responsable

La LCEN distingue trois statuts : les fournisseurs d’accès à l’internet (comme par exemple wanadoo), les hébergeurs (qui sont propriétaires du ou des serveurs où sont stockées les données et qui ne sont pas tenu de vérifier le contenu de ces données, sauf s’ils sont mis en demeure de le faire) et les éditeurs de site (les blogueurs sont par exemple responsables de tous les commentaires postés sur leurs blogs. Les éditeurs sont : "des personnes qui éditent un service de communication au public en ligne". Selon Valérie Sédaillan, Avocat à la Cour de Paris, "l’éditeur, c’est la personne physique ou morale qui prend la responsabilité de mettre à la disposition du public un contenu qu’il a créé et/ou organisé" (Source).

A chaque statut correspond des responsabilités spécifiques. Et on peut être à la fois hébergeur et éditeur (Voir Arrêt du 7 juin 2006 de la Cour d’appel de Paris a ce sujet) et donc avoir à la fois les responsabilités des deux statuts. La fondation Wikimédia est-elle uniquement un hébergeur ? Sa responsabilité se limite-elle à héberger matériellement wikipédia sur ses serveurs ? Sa responsabilité est elle uniquement engagée quand elle est mise en demeure par une victime de retirer du site wikipédia un contenu ne respectant pas, par exemple, la vie privée (responsabilité civile) ou un contenu diffamatoire (responsabilité pénale) ? La réponse est clairement non.

Du fait des pouvoirs qui leur sont conférés par la fondation wikimédia et dont ils abusent largement (possibilité de blocages des internautes, de banissement, de modification ou suppression de contenus, etc.), les « administrateurs » de wikipédia sont clairement des éditeurs de contenu et sont donc responsables de l’intégralité de ce qui est publié sur le site wikipédia. Si la fondation wikimédia était uniquement un hébergeur, elle n’interviendrait pas en confiant des pouvoirs de modération à ses administrateurs-éditeurs pour faire respecter une ligne éditoriale. Donc, soit les administrateurs-éditeurs disparaissent et alors wikimédia est uniquement un hébergeur, soit il est clairement reconnu que des responsabilités éditoriales sont confiées aux administrateurs et alors ils sont responsables de l’intégralité du contenu du site. On ne peut pas à la fois jouer au cyber-éditeur-flic (en allant même jusqu'à bloquer l'accès au site wikipédia pour toute personne qui se connecte depuis un ordinateur de Science Po Paris suite à la publication d'une étude* pertinente sur le fonctionnement de wikipédia réalisée par 5 étudiants avec leur professeur) et ne pas assumer ses responsabilités de cyber-éditeur-flic. Wikimédia et ses collaborateurs-administrateurs est éditeur d’un service de communication publique en ligne. La loi de la presse de 1881 doit s’appliquer. Pour le moment, il n’y pas encore eu de jugement sur le fond à propos de ces responsabilités civiles et pénales mais uniquement des jugements dans le cadre de procédures en référé. Ces administrateurs-éditeurs (ainsi que la fondation wikimédia qui leur confère des pouvoirs d’édition) sont responsables de l’intégralité des atteintes à la vie privée et des propos diffamatoires publiés sur le site wikipédia. En fait, à l’heure actuelle, ils n’ont pas conscience de ces responsabilités (si c’était le cas la majorité d’entre-eux auraient abandonné depuis longtemps leurs missions d’"administrateurs") mais quand une plainte va être déposée en bonne et due forme (ce qui n’a pas été le cas avec la plainte relative à la diffusion sur wikipédia d’informations concernant les orientation sexuelles de trois personnes), une réorganisation complète du système actuel (dangeureusement bordelique : protection de la personne etc.) sera inévitable. Le plus tôt sera le mieux.

La stratégie de la fondation wikipédia et des "administrateurs" qui travaillent pour elle est à l’heure actuelle particulièrement confuse : ils cherchent à se faire passer pour de simples hébergeurs pour se dégager des responsabilités d’éditeurs ceci alors qu’ils ont clairement comme projet de construire une "encyclopédie", donc d'organiser du contenu destiné au pulic. Encore plus confus, les administrateurs peuvent actuellement aussi intervenir comme de simples contributeurs (et donc publier du contenu), mais avec leur pseudo d’administrateur...La confusion (volontaire) est totale.

Florence Nibart-Devouard, présidente de la Wikimedia Foundation, présente wikipédia comme l’ « encyclopédie du savoir » et la « ressource incontournable ». Elle va même jusqu'à déclarer : "Nous sommes une organisation caritative internationale, comme la Croix-Rouge". Ici, elle critique la politique éditoriale que va mettre en place Google avec l'encyclopédie Knol. Tout ceci indique implicitement que la fondation wikimédia a l'ambition d’être beaucoup plus qu'un corpus de techniciens assurant simplement la maintenance d'un simple outil technique mis à disposition des internautes. Les interventions de la fondation wikimedia ne se limitent pas à une simple prestation technique. La Fondation Wikimedia Inc. se présente d'ailleurs comme « une organisation internationale à but non lucratif de droit américain qui a pour but de soutenir le développement et la diffusion de contenu libre, et ce de façon gratuite en plusieurs langues. Nos projets, qui sont parmi les plus grands succès dans le domaine de l’ édition collaborative, utilisent la technologie du wiki : l’encyclopédie Wikipédia en est l’un des emblèmes ». La fondation wikipédia est le maître d’œuvre sur le plan éditorial de l’œuvre wikipédia qualifée par sa présidente d´"encyclopédie" : le contenu devant correspondre au projet encyclopédique lancé par la fondation wikipédia, il est donc non libre; les internautes ne peuvent pas utiliser librement les outils techniques mis à disposition par la fondation wikimedia, il sont tenus de respecter la politique éditoriale mise en place par cette dernière. La fondation wikimedia confère concrètement à ses « administrateurs » des pouvoirs en matière d’édition : pouvoir de supprimer ou modifier des contenus, de bloquer des contributeurs etc. Les activités éditoriales de la fondation wikimédia via les pouvoirs d’édition qu’elle confère à ses « administrateurs » sont manifestes, flagrantes. Il existe d’ailleurs un bulletin des administrateurs de wikipédia où sont rapportées une partie des décisions éditoriales, avec d'ailleurs très souvent des propos puériles, hargneux, insultants, voir de nature diffamatoire, tenus par les "administrateurs" (anonymes) à l'encontre des contributeurs qui sont en désacord avec la politique éditoriale imposée. Ajoutons enfin que des membres du conseil d'administration de l’association 1901 wikimedia France (association qui comprend dans ses membres la fondation wikimedia inc.) sont des "admistrateurs"-éditeurs actifs sur le site wikipédia, c'est le cas par exemple du secrétaire de ce conseil d'administration (voir ici). C'est aussi le cas de la Présidente de la fondation Wikimédia Inc., Florence Nibart Devouard, qui déclare d'ailleurs sur sa page d'"Administrateur" où elle apparait avec le pseudo "Anthere" (elle a fait écho de ce pseudo dans la presse) : "Je suis également m:Steward, c'est à dire que je peux modifier les statuts de tout participant sur tous les projets Wikimédia. " - Il y a 30 "Stewards" actifs dans le monde, la liste est accessibe ici - La chaîne éditoriale, depuis les grandes lignes éditoriales insufflées par la fondation wikimédia (et dont ils font largment écho dans la presse) à l'éxécution de cette politique éditoriale par les "administrateurs"-éditeurs (ils sont 160 sur la wikipédia francophone, voir la liste ici) à qui Wikimédia fondation, via ses "Stewards", confère des pouvoirs d'édition spécifiques est claire.

Point n°1 de la politique éditoriale de Wikimédia-Wikipédia : "Wikipédia est une encyclopédie qui incorpore des éléments d'encyclopédie généraliste, d'encyclopédie spécialisée et d'almanach. Wikipédia n'est pas une compilation d'informations ajoutées sans discernement."

Point n°2 de la politique éditoriale : Wikipédia recherche la neutralité de point de vue

L´équipe de la fondation Wikimédia Inc. insuffle cette politique éditoriale et pilote/dirige l'équipe des administrateurs-éditeurs de Wikipédia via les Stewards de Wikimédia qui leurs confèrent des pouvoirs d'édition spécifiques en vue d'apliquer la politique éditoriale de la fondation.

Quelles sont les issues pour l’équipe éditoriale wikipédia ? Comment devenir (enfin !) responsable et donc pouvoir s’inscrire dans une perspective culturelle et éducative ? :

- Une possibilité est de modèrer les contributions anonymes, c’est à dire de ne les publier uniquement qu’après validation et contrôle du contenu par des personnes non anonymes et compétentes. Si l’objectif réel de fondateurs de wikipédia était de diffuser des informations sûres dans un objectif éducatif, cela fait longtemps qu’ils auraient mis en place ce système. Le système actuel contribue à la gonflette culturelle ; ce qui est recherché c’est le quantitatif (nombre d’articles, nombre de contributeurs, etc.), pas le qualitatif. Comme l'indique Guillaume Lecointre, professeur au Museum national d'Histoire naturelle, avec wikipédia, on passe du "fast-food" au "fast-science". Et cette rapidité, couplée à l'absence de système de validation sérieux (système nécessairement lent car toute réfléxion nécessite du temps), va de pair avec la diffusion planétaire d'erreurs à haut débit, comme le souligne l'écrivain et journaliste Pierre Assouline. Diffusion aux conséquences potentiellement dramatiques lorsqu'il s'agit de contenus illicites.

- Une autre possibilité est le système qui va être mis en place par Google avec Knol : les contributeurs seront clairement identifiés (et donc directement responsables de leurs actes) et Google aura le statut d’éditeur compte-tenu des publicités qui seront placées sur les pages. Les auteurs étant identifiés, leurs noms, prénom, métier étant disponibles au lecteur, ce dernier a donc la possibilité d’évaluer la crédibilité de l’article en question et d’autre part de porter plainte contre l’auteur s’il pense que cela est justifié. Internet n’est pas une zone de non-droit.
Dans la cadre d’une Ordonnance de référé du Tribunal de Grande Instance de Paris du 22 juin 2007, le site Myspace a été considéré comme un éditeur de contenu, notamment car les responsables de myspace imposent une structure de présentation par cadres et placent des publicités, deux éléments qui sont, chacun séparément, la manifestation d’une activité éditoriale. L’activité éditoriale concernant wikipédia est encore plus largement manifeste. Précisons que le fonctionnement actuel de wikipédia conduit à une situation d’impasse au niveau financements : l’ajout de publicité sur les pages du site wikipédia conduirait ipso facto à considèrer wikimédia comme un éditeur de contenu (voir la jurisprudence en la matière). Sinon, ne nous méprenons pas, ils l’auraient fait depuis longtemps. Florence Nibart Devouard, présidente de wikimedia Foundation Inc. indique dans Libération : "En tout état de cause, on se refuse à accepter de la publicité et des prises de participation. Ce serait se mettre des menottes". Le message est très clair : le statut d’éditeur implique des responsabilités que les responsables actuels de wikipédia ne veulent pas assumer.

Compte-tenu de l’importance de wikipédia au niveau audience, notamment chez les jeunes (les collègiens et les lycéens sont fortement consommateurs de sites où ils peuvent trouver facilement du contenu pour leurs exposés et n'ont, en général, pas encore à cet âge le réflexe de vérifier leurs sources, de vérifier qui a écrit le texte en question), il convient de forcer les responsables de Wikipédia à assumer leurs responsabilités. C’est un devoir pour toute ceux pour qui la protection de la personne (vie privée etc.) n’est pas une option mais une obligation. C’est également un devoir pour tous ceux qui souhaitent que soient diffusées à destination des jeunes des informations de qualité, c’est à dire des informations fiables et validées par des personnes compétentes, responsables et donc non anonymes. Wikipédia, l'encyclopédie libre ? Wikipédia, l'encyclopédie responsable. Liberté ne signifie pas absence de responsabilité.



*Révolution wikipédia “Les encyclopédies vont-elles mourir ?”, Editions Milles et une nuits. Par Pierre Gourdain, Florence O’Kelly, Béatrice Roman-Amat, Delphine Soulas, Tassilo von Droste zu Hülshoff (Etudiants en 5ème année de journalisme à Science Po Paris).

Interview des auteurs dans Le Monde.

Polémique : quand Wikipedia punit Sciences Po - (...) Contacté par LCI.fr, David Monniaux, chercheur en informatique et administrateur de Wikipedia reconnaît le blocage de l'adresse IP de Sciences Po (...) LCI/TF1










Wikipédia, un cyber-gruyère dans lequel peut s'infiltrer n'importe qui, depuis n'importe où, n'importe quand et dans n'importe quel but :

Wikipédia, ni coupable ni responsable

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-651865,36-973824@51-974025,0.html

Wikipedia: diffamation contre un golfeur professionnel
http://techno.branchez-vous.com/actu/07-02/11-156701.html
http://www.infos-du-net.com/actualite/9968-wikipedia.html

Deux nouveaux responsables politiques calomniés sur Wikipédia
Jean-Pierre Grand et Hélène Mandroux dénoncent la mise en ligne de « calomnies ignobles et irresponsables » à leur encontre.
http://www.01net.com/editorial/365201/deux-nouveaux-responsables-politiques-calomnies-sur-wikipedia

Le site allemand de Wikipédia a dû être fermé en attendant une décision de justice. Le site Wikipedia.de a été temporairement fermé sur injonction d’un tribunal germanique, en attendant qu’une juridiction compétente se prononce sur le fond d’une affaire assez inhabituelle : les parents d’un hacker allemand aujourd'hui décédé ont en effet exigé que la véritable identité de leur fils ne soit pas mentionnée dans l’article Wikipédia qui lui était consacré (...)
http://www.generation-nt.com/wikipedia-allemagne-cour-justice-hacker-tron-actualite-10561.html

Does Wikipedia Support Terrorism?, Israel News Agency, March 14, 2007, Joel Leydenhttp://www.freerepublic.com/focus/f-bloggers/1800686/posts

Wikipédia - Sites de veille :

Wikipédia, quelques analyses :

De vraies encyclopédies en ligne :

Encyclopédies de qualité dont l'accès est gratuit (Citizendium : financement par des dons mais les auteurs ne sont pas rémunérés - Knol : financement par les publicités incluses a coté des articles, les auteurs sont rémunérés grâce aux recettes publicitaires qui sont variables en fonction de la popularité de l'article) :

  • Encyclopédie de l'Agora : http://agora.qc.ca

  • Citizendium : http://en.citizendium.org -Citizendium a été fondée par Larry Sanger, l'un des cofondateurs de Wikipédia qui a claqué la porte. Les contributeurs sont clairement identifiés et les contributions des internautes sont validées par des personnes compétentes avant d'être publiées. Le projet est financé par des dons.

  • Knol : projet encyclopédique de Google : http://googleblog.blogspot.com/2007/12/encouraging-people-to-contribute.html
    Les auteurs sont identifiés et les articles sont uniquement modifiables, si accord de l'auteur, par un processus de relecture par les pairs. Les auteurs bénéficient d'une rémunération pour leur travail de rédaction grâce aux publicités AdSense placées à coté des articles. "Knol", pour "Knoledge". C'est très vraissemblablement le concept le plus prometteur. Google a plusieurs armes, et en particulier celle-ci : plus de moitié des internautes visitant wikipédia proviennent du moteur de recherche Google. A l'heure actuelle, wikipédia triche en multipliant les liens internes d'une page à l'autre ce qui conduit à augmenter le page rank dans le moteur de recherche. Pour l'instant Google a tolèré ce procèdé mais cela pourrait bien entendu changer. Si la position des liens vers wikipédia baisse dans le moteur, ces pages seront moins visitées et wikipédia régressera.

Avec knol émerge le concept de compétition collaborative (ou de collaboration compétitive).

Le modèle de financement est solide, clair et attractif :
*Les publicitaires sont gagnants : il ont un nouvel espace pour diffuser leurs offres
*Les auteurs sont gagnants : ils ont un espace pour se faire connaître et gagner de l'argent sans passer par les filtres classiques des rédactions des revues ou des webzines.
*Google est gagnant en percevant une partie des recettes publicitaire de chaque knol...Bingo !
*Le public est gagnant : il a accès à une nouvelle encyclopédie gratuite et peut vérifier le sérieux des knols grâce à l'indication du nom de l'auteur. Le caractère signé des articles, la possibilité de vérifier les sources pour le lecteur, rendra possible l'utilisation de Knol dans le monde de l'éducation.

Encyclopédie de qualité réalisées par des professionnels rémunérés par la vente des abonnements :


  • Larousse va bientôt mettre en place une encyclopédie collaborative

  • Hachette - http://www.ehmelhm.hachette-multimedia.fr/infos/accueil

  • Encarta - http://encarta.msn.fr

  • Encyclopædia Universalis -"Bienvenue dans l'Universalis en ligne l'encyclopédie signée & garantie - 7 000 auteurs spécialistes - 30 000 articles -10 000 photographies - 9 000 dessins, tableaux, schémas - 400 cartes administratives et géographiques - 122 000 définitions - et bien plus encore ..." - http://www.universalis-edu.com

  • Fabrice Frémy, directeur du Quid, reste confiant dans l’avenir de l’encyclopédie, il était l’invité de Bernard Thomasson sur France Info (3'39"), France Info

Premier tassement de l'activité de wikipédia (...) Robert Rohde a mené une enquête sur les fichiers logs et l'historique des modifications de 6% des articles hébergés sur la plateforme anglaise (soit 118 793 articles). A partir de son étude, il considère que "l'activité globale de la communauté Wikipedia semble avoir décliné durant ses six derniers mois". Après avoir atteint un pic de février à avril 2007, le nombre de modifications sur les articles de Wikipedia a selon lui baissé sans discontinuer. Et c'est un phénomène "sans précédent" chez Wikipedia, précise-t-il.
http://www.vnunet.fr/fr/news/2007/10/16/premier_tassement_de_l_activite_sur_wikipedia
Sur le blog wikip.blogspot.com
: "Un vieil adage : tout business qui n'est pas en croissance est en décroissance. Si nous ne réalisons par des progrès sur des choses comme la fiabilité, nous sommes voués à être écrasés par la compétition. Ce progrès peut être glacial, mais il faut qu'il ait lieu. [An old adage : "any business that isn't growing is failing". I think this applies to wikipedia - if we don't make progress with simple things like reliability, we're doomed to the competition. That progress can be glacial, but it has to be there.]
http://wikip.blogspot.com/2007/12/strange-things-are-afoot-at-circle-k.html

C'est bon signe, il y a des internautes à la fois wikip-lovers et lucides.

Florence Devouard, Présidente de la fondation wikimédia :
"Au fil des ans, la qualité des articles, rédigés et modifiés par les internautes, s'est accrue. Mais elle est susceptible de se dégrader sur un simple ajout. Nous travaillons donc sur la stabilité de l'information"
http://afp.google.com/article/ALeqM5jip0lIhbnLAOd-nwXXP5hdzD6O7A

Décodage de ce message : le nombre d'article augmente mais les articles de wikipédia se dégradent au cours du temps depuis 2006.

Pourquoi Google a-t-il été volontairement à l'origine de la croissance de l'audience de wikipédia depuis 2006 ? Et pourquoi va-t-il à présent l'écraser ?

(...) Two years ago, the advertising giant's search engine was fighting a losing battle against spam. A perfect storm of ruthlessly effective SEO and wittering blogtards meant that Google's search engine was being swamped by noise - or "Goobage", as some call it. This had spawned a black economy of "private label articles", gibberish text that's cut and pasted together by human editors. This provided the raw material for software bots that could create and populate 24 blogs a minute. Google had examined, but then flunked the chance to remove blogs from its main index five years ago. As a result, almost one third of Google's index is created by software robots - but Google doesn't know which third. Then Google had a brainwave. Realizing that few searchers explore beyond the top three results, it decided to give a powerful boost to Wikipedia. Nevermind the 6 billion junk pages - Google need only ensure users clicked on the two million Wikipedia entries. As a consequence, Wikipedia entries rose to the top of the rankings. During 2006, Wikipedia entries eclipsed all others, and typically feature in the top three SERPs, or the top search result (...) Google is starting a Wikipedia of its own: surely signalling an end to Jimbo's globe-trotting Imperial Adventure (...) -
http://www.theregister.co.uk/2007/12/14/googlepedia_announced/



Guillaume Lecointre, Professeur au Muséum national d'histoire naturelle, dans Charlie Hebdo : " Après le "fast food", le "fast science" (...) Par ses corrections permantentes et libres, wikipédia ne donne pas accès à la véritable connaissance d'un domaine de recherche, mais donne accès à l'opinion majoritaire, justifiée par une benoîte "neutralité de point de vue". C'est à dire soit à des donnéses dépassées, archaïsmes d'une discipline en déliquescence démographique, soit à des clichés, soit à l'inutile agitation des scoops d'une discipline à la mode (...)" - http://leserged.online.fr/img/charliepedia.png